1 déc. 2011

Harkis et Hamas, Fatah et Ptah



 Les harkis étaient des supplétifs enrôlés de gré ou de force dans l’armée française avant et pendant la guerre d’Algérie. Abandonnés par les Français et considérés comme des traîtres par les Algériens, des milliers d’entre eux ont été assassinés à la fin de la guerre. 

HAMAS
L’adjectif harki est tiré de l’arabe حركة /arakat/ un mot qui signifie « mouvement, activité » et qui désignait dans le français colonial cette section militaire particulière. Le mot se retrouve dans la première syllabe du mot HAMAS qui est l’acronyme de l’arabe
حركة المقاومة الإسلامية /arakaal-muqāwamat al-islāmiyat/ « Mouvement de résistance islamique ». Cet acronyme possède un sens en lui-même et ici le mot حماس /amās/ signifie « ferveur, courage, zèle ». 

al-fatiha
Le FATAH est l’acronyme d’un autre parti palestinien dans lequel le mot حركة /arakatrevient. Son nom complet 
حركة التحرير الوطني الفلسطيني /arakat  at-tarir al-watani al-filastini/ « mouvement de libération national palestinien » forme l’acronyme HATAF qui signifie malheureusement حتف /ataf/ « mort » en arabe. Ce mot a donc été renversé pour former le mot فتح /fataqui signifie « ouverture » mais surtout « conquête » et il est de la même origine que le nom de la première sourate du coran, la فاتحة /fatiat/ « celle qui ouvre ». 

Ptah
Ces deux mots /fata/ et /fatiat/ possèdent une origine commune - à travers le radical afro-asiatique *pita « ouvrir » - avec le dieu égyptien Ptah pt qui compose la deuxième syllabe du mot Egypte ou avec l’hébreu פתח /patha qui signifie « ouvrir ». 

L’araméen que parlait Jésus était proche aussi bien de l’arabe que de l’hébreu et on en trouve une trace dans le nouveau testament. Dans l’évangile de Marc, Jésus - par le mot ephphatha - ordonne à un sourd d’ouvrir ses oreilles. Ce mot écrit en grec εφφαθα rend l’impératif araméen אתפתח /ethptha« qu’elles s’ouvrent ».







2 commentaires:

  1. HARKIS LES CAMPS DE LA HONTE : lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


    Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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    1. Reportage éclairant et explosif sur les camps d'internements français.
      Je remets le lien
      http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news

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